Jeudi 6 juillet 2006
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Il paraît que tout a déjà été écrit au sujet de Katamary Damacy, le jeu qui roule et qui amasse mousse, au point que ça irrite ceux qui n'arrivent pas à passer outre son aura hypisante (et hypisée). On pourrait prendre la pose et vous dire que ce jeu n'est qu'une vaste fumisterie, ou bien aller à l'autre extrême et disserter sur sa qualité de critique anti-consumériste, ou de manifeste nihiliste. On a envie de vous parler d'art mais on sait que ça défrise une certaine catégorie de joueurs pisse-froids, souvent les mêmes qui ricanaient devant Killer 7 ou Shadow of the Colossus d'ailleurs.
Reste un authentique bon jeu qui a su faire d'un concept simple une expérience pleinement satisfaisante, à peine entachée par la maladresse d'une caméra parkinsonienne. Inutile d'essayer de faire abstraction de l'esthétique acidulée qui a propulsé le Prince et ses pairs au rang d'icônes pop, on sait comme l'habillage contribue au plaisir de jouer dans ce cas précis. On se souvient d'un débat un peu ronflant sur un forum dont on taira le nom qui posait la question suivante: "Katamary Damacy serait-il aussi réjouissant s'il s'agissait d'entasser des fûts radioactifs, des seringues usagées et des prostituées sidaïques aux commandes d'un encapuchonné du Ku Klux Klan?" (en très gros c'était ça).
Si vous avez répondu "oui", vous êtes quelqu'un de dangereux et vous irez en enfer. Cela dit, est-ce vraiment indispensable de disséquer ce qui n'a jamais eu la prétention d'être plus qu'un excellent jeu vidéo? Ne devrait-on pas le prendre pour ce qu'il est, à savoir, potentiellement le produit de divertissement le plus euphorisant depuis Parappa the Rapper et Patrick Juvet?
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Par Pixel Mort
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Publié dans : Jeux Vidéos
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