Mercredi 18 octobre 2006
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Note : Après deux ans d'arrêt total, Pixel Mort revient ce mois-ci dans un style différent. On parlera de l'après GTA IV, on expliquera
pourquoi Bioshock est un jeu profondément décevant et on rêvera d'une utopie vidéoludique. Stay tuned.
Les crédits défilent sur une musique que personne ne retiendra, au terme d'une ultime épreuve qui n'en était pas vraiment une: c'est déjà la fin de SOS : The final escape. Passé la
stupéfaction de voir arriver cette conclusion éclair à peine une demi-heure après l'introduction du second personnage féminin, on réalise à quel point ce pionnier du jeu catastrophe a flirté avec
la médiocrité pendant près de six heures sans que son capital sympathie en souffre un seul instant. Quoi de plus original qu'un survival tellurique dans lequel secousses, effondrements et tsunamis
remplacent les habituelles abominations génétiques?
SOS c'est d'abord de bonnes idées pour compenser l'aspect cheap (cheapissime à vrai dire) qui ne manquera pas de choquer le joueur habitué à la plastique
d'un Ico ou d'un Metal Gear Solid 2 (tous deux sortis plus tôt sur PS2). Aux mécanismes du jeu d'aventure light s'ajoutent ceux des simu-crusoé à la Lost in Blue, on se retrouve donc à cavaler à la
recherche d'eau potable chaque fois que le héros (Keith Helm, un reporter blond tendance aphasique) a la gorge sèche. Si vous pensez que l'absence d'une fonction pause-pipi est déjà une incohérence
majeure en soi, attendez de voir Keith se sortir d'une situation périlleuse en profitant d'un bug de collision dans une scène supposée consciencieusement scriptée par quelqu'un payé pour ça.
Heureusement, il y a l'humour, débilisant au possible donc forcément réjouissant. Ca passe par des dialogues d'une niaiserie absolue, des costumes et items
ridicules, des personnages caricaturés à l'extrême. Le maître Resident Evil (principale inspiration d'Irem) fleurait bon la série Z, SOS fait pire, donc mieux. Une suite a été annoncée il y a un
bout de temps mais les premiers screenshots ne permettent pas de savoir si le second degré a été conservé. Reste un concept de base rafraîchissant qui mériterait d'être creusé. Sur consoles
nouvelle génération par exemple?
Par Pixel Mort
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Publié dans : Jeux Vidéos
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