Publicité

Jeux Vidéos

Jeudi 15 décembre 2005
Si l'équipe rédactionnelle de Pixel Mort relaye pour vous cette affaire des plus troublantes, c'est que la question de la non-violence dans les jeux est plus que jamais d'actualité. En effet, seul un aveugle pourrait ignorer les signes ostensibles de pacifisme bêlant affichés par quelques grands acteurs de cette industrie. Comment ne pas crier à l'infantilisation de masse quand, en 2006, certaines productions nous propose encore d'aller à la rescousse d'une bourgeoise frigide alors qu'on pourrait dézinguer des hérauts de l'axe du mal dans n'importe quel shooter de base? Voyons ce qu'en pense un journaliste officiant à la mecque du vidéo-ludisme, Jeuxvidéo.com, invité à exprimer son opinion sur un jeu synthétisant la médiocrité post-bisounours évoquée plus haut, j'ai nommé Nintendogs.

"A signaler : votre chiot ne vieillit pas dans le jeu et ne peut pas mourir. Certains le regretteront peut-être mais c'est comme ça. En outre, il n'est pas possible de battre son chien. Logique puisque Nintendogs se veut être un jeu "pacifique", mais un peu décevant car on aurait voulu avoir accès à cette fonction lorsque le chien fait de grosses bêtises."

Peut-être l'auteur de cette prose devrait-il se lancer dans la production de softwares à destination des frustrés de la torgnole? On imagine déjà l'écran tactile de la Nintendo DS au service d'une simulation de maltraitance d'animaux, avec loupe grossissante pour calciner les fourmis ou carabine à plomb pour dégommer les oiseaux. Il y a un créneau à prendre, les gars!





Par Pixel Mort
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 17 décembre 2005
Pixel Mort s'associe à un institut de sondage reputé afin de dresser la liste des dix choses que les joueurs ne veulent plus voir en 2006.

10. Le funky moteur physique
Quel étrange mal a frappé la chair à canon de nos jeux modernes? Au siècle dernier les nazis de Wolfenstein avaient au moins la décence de décéder dans les règles de l'art quand on leur plombait le cul, aujourd'hui il n 'est pas rare de trouver un adversaire pendu au plafond la tête à l'envers, la jambe formant un angle droit et le corps secoué de spasmes inquiétants. La nuit, les joueurs sont hantés par des ragdolls fantômatiques, poupées de chiffons vengeresses balançant leur corps désarticulé au rythme de la sulfateuse en un mouvement hynotique évoquant autant de danseuses du ventre trépassées! Il faut que cela cesse! Pondez-nous un moteur physique qui fasse crever nos ennemis comme ils devraient!

9. Le tutoyorial
"Pour déplacer CJ, utilise le joystick analogique. Pour sauter, presse carré. Manger remplit ta barre de vie. Tu vois cette bagnole? Tu dois la piquer. Grouille-toi couille molle, elle est déjà loin! Sweet jesus j'y crois pas quel naze, tu l'as raté! T'as plus qu'à aller jouer à colin maillard sur l'autoroute, looser. Allez, je suis sympa, tu peux reprendre à ta dernière sauvegarde." Vous l'aurez compris, la présence d'un tutorial tutoyant sans vergogne le joueur et s'adressant à lui façon mongolien est devenue monnaie courante dans les jeux, pour notre plus grand malheur. En 2006, on veut qu'on nous donne du monsieur!

Mais demandons plutôt l'avis d'une vedette en devenir (comprenez qu'un million d'otakus se flatteront bientôt le gubbels sur des photos d'elle en 1200x1700), la jeune et jolie Ashe, héroine du prochain Final Fantasy.



"Oh ben moi vous savez tant que je peux me curer le zen..."

A suivre.





Par Pixel Mort
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 17 décembre 2005
Toujours au fait des différents phénomènes de mode  qui émergent chez les niacs au pays du soleil levant, Pixel Mort vous livre en avant-première mondiale ce visuel de Mushiking, un killer-app majeur qui devrait débarquer en Europe dans...attendez, on me signale dans l'oreillette qu'il ne sortira jamais de ce côté du monde. Fiou!



Là, vous pensez "Qu'est-ce que c'est que ce jeu de merde?" et vous n'avez pas tout à fait tord puisque c'est bien à un jeu de bousiers qu'on on a affaire. On imagine alors les possibilités de gameplay qu'un tel concept pourrait nous offrir, le petit insecte ambitieux qui commencerait au bas de l'échelle fécale avec quelques misérables crottes de lapin qu'il roulerait distraitement, les yeux dans le vague, rêvant aux étrons first class qu'il pourrait se taper plus tard. Ce screenshot représente-t-il un combat épique entre le héros et son némésis où la rencontre torride avec son équivalent féminin qu'on devine mutine et alerte? Quid des modes de jeux, Time Attack, Versus (Ce serait à celui qui aura la plus grosse) ou Wi-Fi (le jeu tourne sur DS)? Que de fun en perspective!

Et puis on regarde un peu mieux et on réalise qu'on est en face d'un putain de pierre-papier-ciseaux à la sauce insectoïde, on est alors en droit de se demander "pourquoi?" et surtout "comment?" oui, comment ça se vend? Ken Kutaragi, interviewé à la sortie d'une soirée Rumbles Roses et visiblement ivre mort aurait déclaré "Ce qui plaît aux  joueurs, c'est le *BURP* sous-texte sexuel" , puis serait tombé dans un sommeil profond avant de comprendre qu'il n'avait pas répondu à la question.
Par Pixel Mort
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 18 décembre 2005


"Hurry up, Guy, they're trying to destroy Final Fight!"


Le trailer officiel de Final Fight : Streetwise s'ouvre sur un long travelling présentant des décors qui sentent la pisse et le sang tandis qu'une voix off façon rappeur atteint d'herpès bucal nous détaille le scénario, une banale histoire de vengeance à la sauce San Andreas. Les images suivantes nous montrent un héros occidentalisé bastonnant sans conviction une horde de bad-asses mous du genou sur fond de musique urbaine bas de gamme.

Putain, qu'avez-vous fait de Final Fight? Etait-ce si difficile de nous pondre un bon vieux beat'em'all haut en couleurs dans lequel on pourrait molester avec le sourire des gros bras en salopettes à l'allure débonnaire? Les joueurs en ont marre de se mesurer avec des junkies qui peinent à tenir debout et des putes faméliques, ils veulent retrouver leur kimono et leurs coups spéciaux pyrotechniques.

Rendez-nous Final Fight. Rendez-nous nos jeux!





"T'as vu, j'ai un avant-bras."
Par Pixel Mort
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 20 décembre 2005
Je vois ce que vous êtes en train de faire, bande de petits sodomites refoulés. Vous placardez des images de Far East of Eden ou de Every Party en première page d'un thread racoleur sur vos forums d'extrêmistes convaincus et puis vous ricanez en disant "Alors c'est ça la 360? C'est ça la nouvelle génération?" Vous avez déjà oublié le départ en demi-teinte de votre Playstation avec son simulateur de feu d'artifice, où celui de votre Gamecube avec son Luigi's Mansion sympathique mais creux et redondant. Vous avez fait don de quelques dollars à SmashmyXbox.com et vous pensez ainsi soutenir la Grande Cause Anti-consumériste et niquer Microcrotte, mission accomplie, vous pouvez à présent dormir sur vos deux oreilles (quoique les oeillères au lit, ce n'est pas ce qu'il y a de plus comfortable). Pendant ce temps, on se repasse le trailer de Lost Planet et on rêve à ce que serait un Virtua Tennis 3. Chacun ses passe-temps.

test
Par Pixel Mort
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mercredi 28 décembre 2005
Depuis combien de temps n'avez-vous pas acheté un jeu, simplement parce que la boîte, les petites images et le texte au dos vous plaisait? A l'aveuglette. Hein? Franchement? J'entends par là, sans connaître sa moyenne sur Gameranking, ses meilleurs twists scénaristiques allègrement spoilés au travers des screenshots et autres vidéos, son manuel téléchargé en pdf et  ses niveaux cachés dérobés en interne puis diffusés sur le net par un employé de Squarecronami?
Pendant que vous étiez en train de boire et de festoyer aux côtés de filles faciles déguisées en mères-noël aguichantes, Pixel Mort a testé pour vous l'achat inconsideré d'un jeu dont nous ne savions strictement rien: Shadow of Rome, beat'em'all mâtiné d'infiltration (Oui, ça sonne un peu comme "Cornichons au chocolat") par les vieux briscards de chez Capcom. Le pakaging était soigné, avec un légionnaire évoquant Russel Crowe au meilleur de sa forme et des couleurs choisies, tandis que le dos de la boîte augurait d'une joyeuse boucherie romaine et ne cachait rien de la nature schizophrénique du jeu: moitié ours, moitié fouine, on bourrine avec le guerrier Agrippa tandis qu'on la joue fine avec le jeune et frêle Octavien. Si les phases de combat sont un vrai bonheur, l'aspect Metal Gear-like est un peu léger et n'apporte rien de neuf, au point qu'on finit par ne plus vouloir jouer avec ce personnage du tout. Reste que Shadow of Rome offre des bastons mémorables, combats de gladiateurs sanglants et épiques à souhait dont le déroulement échappe aux règles du jeu vidéo moderne (pas de sauvegarde ni de checkpoint en cours de bataille) et des graphismes très propres bien qu'étrangement floutés. Le jeu excelle dans l'art du comique involontaire (?), un peu à la manière d'un Dead to Rights, avec sa narration en dent de scie et ses hectolitres de ketchup.
A part ça, Octavien est un peu gay mais sinon c'est un bon gros hack'n'slash des familles, vraiment.

Two thumbs up!












Par Pixel Mort
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 1 janvier 2006
8. Le protagoniste Queer

Ou la chronique d'un suicide vidéoludique annoncé. A gauche, Vaan, le héros prépubère, androgyne et sans doute hollandais de Final Fantasy douxième du nom. A droite, le fringant Benjamin, leader du commando Queer qui a fait les beaux jours de TF1 il y a quelque temps. Nous avons supportés tant bien que mal la supplantation de l'icône Solid Snake dans Sons of Liberty au profit d'un Raiden arien et définitivement trop lisse, le relookage de Clad dans Advent Children façon fashionisto visual-key et même les manières douteuses de Mario et sa relation fantoche avec la Princesse Peach destinée à couvrir ses histoires de plomberie avec un Toad faussement candide. Assez! Donnez-nous de vrais mâles! Donnez-nous des poils, de la sueur qui perle sur le front, des cigarillos au coin de la bouche, des cicatrices de guerre, des muscles saillants et des calibres 45! Donnez-nous de l'héroisme, juste ce qu'il faut de désinvolture, une pincée d'humour graveleux et aussi cette façon délicieuse qu'ils ont de...oh putain merde.

*bruit de portière qui claque, voiture qui démarre*
Par Pixel Mort
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Lundi 16 janvier 2006
Ca ressemble à System Shock, ça a le gameplay ouvert et le background foisonnant d'un System Shock, c'est dirigé par Ken Levine comme un bon vieux System Shock mais pour une sombre histoire de propriété intellectuelle ça s'appelera Bioshock. On vous a déjà dit tout le bien qu'on pensait du chef d'oeuvre sci-fi d'Irrational Games et Looking Glass. Non? Ca ne saurait tarder. A la croisée des chemins entre FPS et RPG, la série des Shock cultive un univers high-tech inventif combiné aux ficelles du genre horrifique. Ceux qui ont croisés les singes génétiquement modifiés du second épisode se souviennent avec effroi de leurs cris perçants et de leurs projections télékinésiques dans la gueule. Si leur présence dans Bioshock n'a pas été confirmée, les premiers artworks révèlent déjà une galerie de saloperies rampantes et suintantes qui se feront certainement un plaisir d'exploser sous nos balles l'année prochaine, puisque la date de sortie programmée se situe quelque part en 2007 (Potentiel Arlésienne: 70 %). On ne sait pas encore si notre fidèle clé à molette sera au rendez-vous, les rumeurs font état d'un litige avec le pied-de-biche de Gordon Freeman qui craint une telle concurrence et pourrait faire pression sur l'équipe de développement afin de la voir disparaître du staff. Ce qui est certain, c'est qu'il y aura toujours un tas de gros flingues évolutifs et des chips d'ADN (probablement goût pickles) qu'on s'implantera dans un orifice quelconque afin de bénéficier de capacités modifiées. La station spatiale de Shock² sera remplacée par un laboratoire plus ou moins désafecté datant de la seconde guerre mondiale et abritant trois "castes": les drones, les prédateurs et les soldats, soit autant de cibles potentielles pour le joueur bien équipé.

Récapitulons:
- Quota de mutants dégueulasses: OK
- Arsenal à bidouiller: OK
- Couloirs glauques: OK
- Intelligence artificielle omnisciente: A CONFIRMER

Conclusion: I need your help, flesh and bones.



 
Par Pixel Mort
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 16 janvier 2006
Toutes nos excuses aux quelques die-hard fans du jeu qui passent ici : Pixel Mort a vraiment essayé d'apprécier God of War, la dernière production de David Jaffe élu jeu de l'année par tous les canards JV du monde et de l'univers des êtres humains qui jouent. En effet, par la hype allechés et forts d'une soixantaine d'écus européens, nos testeurs se sont procurés un exemplaire du jeu dans le but de vous livrer une critique objective et circonstanciée de ce beat'em'all moderne puisant son inspiration dans les légendes de la Grèce antique.

Souvenez-vous de Christian, votre petit cousin un peu attardé qui vous battait à Street Fighter en répétant inlassablement son quart de cercle + punch, vous le trouviez plutôt pénible, pas vrai? Ne mentez pas, tout le monde a eu son Christian. A présent, imaginez un jeu dans lequel vous devriez affronter un bon millier de Christian: c'est God of War. Oh, ils ne sont pas bien dangereux, quelques coups de lame suffiront à renvoyer les hordes de zombies low-poly et autres minotaures au design peu inspiré dans les limbes. Le challenge se limite à la résolution de quelques puzzles (Use your brain, Kratos) dans un style bloc/levier que n'aurait pas renié une certaine rousse à gros poumons, exercices mentaux trop superficiels pour présenter un véritable interêt et cassant sans arrêt le rythme du jeu.

Est-ce que les testeurs du monde entier ont été payés pour oublier l'insupportable rigidité de la caméra qui occulte l'action et fausse les distances? Est-ce que ça fait vraiment bander les joueurs d'incarner un anti-héros chauve avec autant de charisme que Patrick Sébastien et de baiser virtuellement des nymphettes polygonées dans un QTE niveau "OrdiBaby"? Bien sur, il y a de vrais morceaux de combos dedans, paraîtrait même qu'on peut lier n'importe quelle attaque avec une autre, et alors? Pourquoi se casser le cul à développer un enchaînement à rallonge quand un simple button mashing sur la touche carré suffit à dézinguer le plus coriace des adversaires? Le système d'orbes à distribuer est une aberration pour un beat'em'all, en plus de contenir une erreur de design majeure (comptez deux minutes à appuyer sur un bouton pour l'upgrade final de votre arme, à recommencer autant de fois que vous mourrez si vous avez eu le malheur de le faire après un checkpoint), votre personnage reviendra à la case départ si vous recommencez une partie, et donc avec moins de possibilité de gameplay.

On a pu voir jusque dans les colonnes du vénérable Gamespot la bande son symphonique de God of War associée au bouquet de superlatifs de circonstance: "grandiose", "magique", "épique"...merdique. Vous souvenez-vous seulement d'une seule note de cette soupe insipide qu'on vous a servi tout au long du jeu? Est-ce que des mots tels que "mélodie" et "contextualisation sonore" veulent encore dire quelque chose pour les musicos de SCEA? Non, on copie/colle la bande son de Lord of the Rings, pourquoi se priver alors qu'on a déjà plagié les combats de Devil May Cry et les acrobaties du Prince de Perse?

Pixel Mort retourne jouer à Shadow of Rome.

Par Pixel Mort
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 19 janvier 2006
On peut penser ce qu'on veut de Myst: chef-d'oeuvre pour les uns, simple collection de screensavers pour les autres. Toujours est-il que cette série a influencé plus d'un artiste, à commencer par le tchèque Jakub Dvorsky qui a réalisé sous le label Amanita Design un Point'n'click audacieux à base de bricolages biscornus et de musique planante.
Si le premier épisode fait office de mise en bouche, avec son personnage mal incrusté dans le décor et ses énigmes un poil sommaires, le second est un bijou d'inventivité qui dépoussière le genre et captive du début à la fin. Il en faut peu pour être heureux: un petit bonhomme affublé d'un bonnet à pompons cherche son chien, un extra-terrestre XXL proche cousin de Jabba le Hutt regarde un match de foot, un singe malicieux (rien à voir avec ceux de Shock² donc) se balance d'une branche à l'autre...c'est tout un univers cohérent qui se met en place et on y croit dur comme fer.

Thumbs up.


















www.amanitadesign.com
Par Pixel Mort
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus